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ALLOCUTION DE L’HON. MÉMOUNATOU IBRAHIMA, COPRÉSIDENTE ACP PAR INTÉRIM à la séance inaugurale de la 33e SESSION DE L’ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE PARITAIRE ACP-UE St. Julian’s (Malte) 19 juin 2017

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Excellence Mme Marie-Louise Coleiro Preca, Présidente de la République de Malte,
Hon. Louis Michel, Coprésident de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE,  
Hon. Angelo Farrugia, Président de la Chambre des représentants de Malte,
Chers invités,
 
Je me réjouis de l’honneur et du privilège qui me sont accordés de m’adresser à la présente session de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE. Je voudrais, au nom des Membres ACP et, bien sûr, du Groupe ACP, remercier le gouvernement maltais d’avoir offert d’abriter cette session. 
 
Madame la Présidente,
 
C’est en effet un rare privilège d’être ici à Malte, un pays doté d’une culture riche et variée qui symbolise la résilience de la nation maltaise. Preuve de la force de caractère de votre peuple, vous avez instauré, après avoir subi par le passé l’une des occupations étrangères les plus atroces qui soient, une des démocraties les plus solides de cette partie du monde. 
 
Permettez-moi de féliciter, à travers vous, le peuple de Malte pour les élections générales du 3 juin 2017 qui, un fois de plus, ont été couronnées de succès. Il m’est en effet revenu que, bien que le vote ne soit pas obligatoire, le niveau de participation à ces élections générales a été un des plus élevés au monde. 
 
Excellence, 
Honorables Membres,
 
Les sessions de l'Assemblée parlementaire paritaire constituent une occasion particulière de réaffirmer notre engagement en faveur de la gouvernance parlementaire au plan multilatéral. Cette Assemblée fournit aux législateurs ACP et UE un cadre pour un dialogue ouvert, démocratique et approfondi sur la mise en œuvre de l'Accord de Cotonou, mais aussi pour le suivi des mécanismes de coopération au développement dans le monde entier, afin de s’assurer qu’ils sont en conformité avec les objectifs de développement durable.  
C’est dans cette optique que, lors de notre 32e session tenue à Nairobi au mois de décembre 2016, nous avons adopté une déclaration dans laquelle nous avons clairement indiqué que nous souhaitions que le cadre post-Cotonou accorde un rôle accru à l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE.
 
Celle-ci pourra ainsi continuer de jouer son rôle consistant à veiller à ce que la gouvernance multilatérale incarne les valeurs, règles, institutions et processus à travers lesquels les peuples et les organisations s’efforcent d’œuvrer à la réalisation d’objectifs communs, à prendre des décisions, à générer l’autorité et la légitimité et, en dernier ressort, à exercer le pouvoir au bénéfice des populations qui devraient être au centre de toutes les entreprises humaines. 
 
Nous n’avons tous qu’une seule planète commune, et il appartient à la génération d’aujourd’hui de léguer à la suivante une planète habitable par l’homme, tout comme la précédente l’a fait pour nous. Il est dès lors important que nous réaffirmions notre attachement à la protection de la planète, ainsi que nous nous y sommes engagés dans l’Accord de Paris sur le changement climatique.
 
Excellence,
Honorables Membres, 
 
Les préoccupations et questions liées à la justice et à la sécurité internationales domineront nos débats au cours de la présente session. Nous examinerons et, je l’espère, adopterons une résolution sur la situation au Burundi qui, nous le souhaitons, reflètera un consensus sur la façon dont nous pouvons contribuer à l’aplanissement pacifique des divergences entre tous les acteurs politiques de ce pays, et aider à garantir  la sécurité de tous ses citoyens afin qu’ils puissent participer à la vie politique et économique de leur pays. 
 
Nous aurons également une résolution sur la situation dans la zone sahélo-saharienne. Ce sera la deuxième fois que l'APP adoptera une résolution sur cette question, après celle issue de la 20e session tenue en République démocratique du Congo en décembre 2010. 
Cette situation est particulièrement complexe, avec des terroristes qui circulent librement sur une grande partie de l’espace sahélo saharien, en perpétrant des crimes de tous genres, notamment des enlèvements et des trafics de drogues et d’êtres humains.
 
Nous nous trouvons face à un grave problème que les pays directement affectés ne devraient pas être seuls à affronter. Ils ont besoin de la solidarité internationale, sous forme d’une assistance matérielle et financière. Je voudrais, à cet égard, saluer les efforts déployés par la communauté internationale et singulièrement par des pays comme la France, qui ont envoyé des troupes et fourni d’autres formes d’appui militaire pour contribuer à la lutte contre le terrorisme au Mali, pour ne citer que cet exemple.
 
Nous discuterons également d’un sujet qui traduit notre engagement en faveur du renforcement de la démocratie, à travers le financement des partis politiques dans les pays ACP et de l’UE.
 
Si nous abordons cette question, c’est parce que nous sommes conscients du rôle important que les partis politiques jouent dans les démocraties multipartites, en tant que cadre d’expression des intérêts, exigences et attentes des citoyens, des groupes et des secteurs sociaux. 
 
Ils sont de ce fait une nécessité pour le bon fonctionnement d’un État moderne, notamment lorsqu’il s’agit de traduire les aspirations des citoyens en politique de gouvernement. 
La nécessité de veiller à ce que les partis politiques ne cèdent pas à des intérêts particuliers au détriment de la société devrait, dès lors, être une question d’intérêt public, car cela entamerait la confiance des citoyens non seulement dans les partis politiques et le caractère démocratique des systèmes de parti, mais également dans les processus gouvernementaux. 
 
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