Le point sur les négociations

Le 28 septembre 2018, les ACP et l'UE ont entamé des négociations en vue d'un accord succédant à l'accord de Cotonou qui prendra fin en février 2020.

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Les parlementaires ACP débattent à Bruxelles du commerce et du programme d’aide de l’UE

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Bruxelles, 22 septembre 2012/ACP : Les parlementaires d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique se sont réunis cette semaine à Bruxelles pour débattre de questions intéressant leurs pays et se préparer en vue de la prochaine session de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE qui aura lieu en novembre à Paramaribo (Suriname).

 

La réunion a été l’occasion d’entendre les rapports des commissions permanentes de l’ Assemblée ainsi que les interventions spéciales du groupe de travail des ambassadeurs ACP sur les perspectives futures du Groupe ACP et du groupe de travail sur les préparatifs du 7e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement ACP, prévu en décembre.

 

Le Secrétaire général ACP, Dr Mohamed Ibn Chambas, a saisi cette occasion pour féliciter les parlementaires d’avoir convaincu leurs homologues européens de trouver un compromis concernant la tentative de la Commission européenne de retirer à certains pays ACP le régime d’accès préférentiel au marché communautaire, s’ils ne concluent pas les négociations commerciales d’ici fin 2013. Le Parlement européen a, en effet, voté en faveur d’un report de deux ans de la date butoir de ces négociations.

 

« Il y a lieu de remercier vos homologues du Parlement européen qui ont su entendre votre demande de ne pas abroger, à si brève échéance, le Règlement N° 1528 relatif à l’accès aux marchés [qui modifie la liste des pays bénéficiaires de l’accès privilégié au marché communautaire] …  Je pense que cette décision permet d’instaurer un climat plus propice à la poursuite des négociations »,  a déclaré le Secrétaire général.

 

Ces négociations sont en cours depuis le début des années 2000, mais diverses préoccupations soulevées par les pays ACP n’ont toujours pas été réglées.

 

« Pour autant, les pays ACP ne sont pas encore entièrement tirés d’affaire  sur cette question »,  a-t-il ajouté. En effet, aux termes des procédures de l’Union européenne, lorsque la position de la Commission diffère de celle du Parlement, comme cela est le cas actuellement, une réunion de conciliation doit avoir lieu au niveau du Conseil de l’UE.  

 

Le Secrétaire général a dès lors exhorté les parlementaires à œuvrer avec  leurs gouvernements nationaux  respectifs pour faire pression sur le Conseil de l’Union européenne afin qu’il entérine la solution de compromis du Parlement européen.  

                                                                                                                           

Préoccupations relatives à la différenciation 

 

Les parlementaires ACP se sont également penchés sur la question de la différenciation évoquée dans la communication de la Commission européenne relative à sa politique de coopération au développement, intitulée « Un programme pour le changement ». Ce principe, qui lie la fourniture de l’aide au niveau de développement économique d’un pays donné, entraînerait une réduction substantielle, voire la suppression totale, de l’aide accordée aux pays ACP à revenus élevés et à revenus intermédiaires de la tranche supérieure, tandis que les ressources seraient concentrées sur les pays les moins avancés.       

 

Certains membres se sont dit préoccupés par le fait que  l’application de ce principe risquait de compromettre les progrès réalisés jusqu’ici par ces pays, voire, d’en encourager d’autres à « rester pauvres ».

 

Un parlementaire a résumé ainsi le dilemme pour son pays : « Certes, les Seychelles disposent d’un PIB par habitant relativement élevé mais, comme dans nombre d’autres petits Etats insulaires en développement (PEID), le coût de la vie par habitant y est également  élevé et le pays a besoin d’infrastructures pour son développement.»

 

Ce représentant a appelé à engager un dialogue actif avec la Commission européenne, et a invité cette dernière ainsi que le Secrétariat ACP à peser avec soin les conséquences éventuelles d’une telle politique.

 

Un  représentant provenant des Caraïbes a quant à lui souligné que 70% des personnes qui se débattent pour vivre avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté se trouvent précisément dans les pays à revenus intermédiaires et que beaucoup de ceux-ci – notamment les PEID -  restent fragiles et vulnérables en dépit d’un  PIB à première vue élevé.

 

Le Secrétaire général ACP a donné aux membres l’assurance que la Commission européenne mène actuellement des discussions sur ce sujet et qu’il est peu probable que la différenciation soit mise en œuvre au titre du cadre financier 2014-2020.  

 

 

(Photo : [de haut en bas] Les parlementaires des Seychelles, du Sénégal, d’Haïti et du Samoa en session ; le Président de l’Assemblée parlementaire ACP, l’Honorable Musikari Kombo, du Kenya [deuxième à partir de la gauche] en compagnie de l’ambassadeur Eltigani Salih Fidail, du Soudan, de l’ambassadeur Ajay K. Bramdeo, Représentant permanent de l’Union africaine, et du Secrétaire général ACP, Dr Mohamed Ibn Chambas, lors d’une réception offerte par l’Union africaine aux parlementaires africains ; l’Assemblée parlementaire ACP en session à Bruxelles).

 

- Presse ACP

 


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